Après deux fractures du pied, le coureur des Cougars, Strueby, donne un nouveau souffle à sa carrière

Photo crédit: Arthur Ward
Photo crédit: Arthur Ward
par Katie Maryschuk, Correspondante, U SPORTS — Cross-country/Athlétisme

Qu'est que deux fractures, une saison sur la touche en raison de blessure, un temps de réflexion et une nouvelle attitude envers la course contribuent dans une vie ? Pour Adam Strueby, la réponse est une extraordinaire cinquième et finale saison de course. 

Ajoutez à cela une 13e place au Championnat de cross-country de SIC en novembre, de même qu'une place sur la deuxième équipe d'étoiles canadiennes et une place sur la première équipe d'étoiles canadiennes de l'Ouest canadien, et vous avez une histoire qu'il vaut la peine de raconter. 

Toutefois, l'histoire n'est pas aussi simple qu'on penserait.  

Imaginez ceci : vous vous préparez à entreprendre votre quatrième année universitaire et, au cours des mois d'été, vous vous fracturez le péroné ; fracture causée par la course, il faut se le dire. Vous faites une pause, prenez le temps de récupérer, mais finissez par sacrifier votre saison entière sur la touche, piste intérieure comprise. Accélérez vers cette saison à l'intérieur et — surprise — vous l'avez fracturé de nouveau : même pied, endroit différent. Cette fois, il s'agit du deuxième métartasien. Brutalement, tout s'arrête. 

Pour Strueby, athlète de cinquième année en cross-country et athlétisme avec les Cougars de Regina, c'était ça sa réalité. À l'été de 2015, après des semaines d'entraînement polyvalent, il apprenait qu'il souffrait d'une fracture du péroné.  

Une décision s'imposait. Il choisit de conserver son année d'admissibilité et de sacrifier la saison en demeurant sur la touche.  

« Il y avait deux courses en salle auxquelles je pouvais participer sans compromettre mon admissibilité et... juste avant ma deuxième course, je me suis effectivement fracturé le pied (encore une fois) », de raconter Strueby. « D'abord, il s'agissait d'une fracture de fatigue ou d'usure qui a fini par une nette fracture de part en part. » 

La saison sur la touche lui a permis de faire une pause, de laisser de côté temporairement la course et la compétition et de prendre du recul face au monde de l'athlétisme pour un moment. Puis, une fois la pression diminuée et la pause suffisamment longue, il a jugé qu'il était temps de revenir et de réintégrer le sport qu'il adorait.   

Pour Strueby, la situation représentait beaucoup plus qu'une simple blessure ; il s'agissait d'un revirement de 360 degrés sur l'entraînement. Il avait toujours été dans une situation où il se donnait à fond de train, sans jamais se questionner sur sa propre identité physiologique, et il savait qu'il lui fallait changer quelque chose dans tout ça.    

« Je dirais qu'au cours de mes deux premières années, je me poussais toujours au-delà de ce que j'aurais dû… simplement parce que, dans ma tête, c'est ce qu'il fallait que je fasse… mais année après année, les hauts et les bas se succédaient », ajoute-t-il. 

Malgré un retour lent, dans les froids hivernaux des prairies et l'accès à un simple tapis roulant, Strueby a affronté cette dernière saison de cross-country extérieur avec une nouvelle attitude de détermination et de persévérance. S'il a appris quelque chose de ses blessures, c'est de courir à un rythme auquel il se sentait confiant : pas de surentraînement, une attention particulière aux blessures, pas de fractures et des chronos cohérents. La saison s'amorçait.    

Son entraîneur, Bevin Thompson, ajoute ceci au sujet de sa nouvelle approche :   

« (Ce fut un) moment décisif, au niveau d'écouter son corps », de dire Thompson, ajoutant qu'il avait découvert « une grande appréciation pour la qualité au lieu de se contenter d'accumuler des milles et des milles, sans relâche. » 

Laissant derrière lui ses os fracturés, Strueby a pris les grands moyens pour utiliser ses revers comme combustibles pour cette saison. Sa prestation finale en cross-country s'est merveilleusement déroulée : une première place en finale au « Cougar Trot » d'ouverture, une deuxième place à l'Omnium de l'Universite de Saskatchewan, une neuvième à la Classique de Washington Ouest et une septième à la Coupe Stewart. Sur les Plaines d'Abraham, Strueby a traversé la ligne d'arrivée en 13e place avec un temps de 31 : 22, le classant au troisième rang de la division de l'Ouest canadien qui utilise également cette compétition nationale comme son championnat de conférence.   

Alors que la saison d'athlétisme des Cougars s'amorce, Strueby anticipe compléter sa carrière universitaire sur une tout aussi haute note.  

 « J'ai mis cinq ans à apprendre (tout ça) », de dire Strueby en contemplant sa saison. « Mais, maintenant que je le sais, cela en valait vraiment la peine. »

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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