Hefford endosse le rôle d’entraîneure des Varsity Blues

Hefford endosse le rôle d’entraîneure des Varsity Blues

Par Graham Neysmith, correspondant du hockey féminin de SIC

 

Le banc des Varsity Blues de l’Université de Toronto est furieux. Leurs adversaires viennent tout juste prendre une avance d’un but dans un match d’exhibition serré avec un but controversé. 

L’arbitre affirme qu’une joueuse de l’équipe adverse a dévié la rondelle dans la zone. Le banc des Varsity Blues maintient qu’un dégagement refusé aurait pu être appelé et les entraîneures veulent en informer l’équipe d’arbitres.

 

« J’ai toujours la mentalité d’une athlète compétitive », admet l’entraîneure adjointe Jayna Hefford, en souriant.

 

Il semble que Hefford et les Varsity Blues n’auront pas gain de cause, mais Jayna Hefford ne perd pas souvent. Son CV inclut quatre médailles d’or en cinq participations aux Olympiques, sept Championnats du monde, ainsi que d’autres titres obtenus avec l’équipe nationale du Canada et au niveau professionnel. Lorsqu’elle a pris sa retraite après les Jeux olympiques de 2014, Hefford n’était dépassée que de Hayley Wickenheiser au chapitre du nombre de matchs joués en carrière, ainsi que des buts et des points marqués par un joueur portant l’unifolié. 

Même si elle a raccroché ses patins il y a deux ans, Hefford ne s’est jamais éloignée de son sport. Elle est entraîneure des Varsity Blues depuis 2011, d’abord à temps partiel, et elle est devenue entraîneure adjointe au cours du mois d’août. 

Cette année marque le vingtième anniversaire des débuts de Hefford dans ce programme. Elle a joué pendant une saison avec les Varsity Blues en 1996-1997, avant de prendre congé pour concourir aux Olympiques de 1998. Depuis le milieu des années 1990, le hockey féminin dans le monde et au sein de SIC croît à pas de géant. Hefford représente une ère où il ne s’organisait même pas de championnats nationaux dans ce sport. 

Signe des temps, durant la seule année où elle a joué au niveau universitaire, la native de Kingston en Ontario avait joué au sein d’une équipe de l’extérieur des rangs universitaires – quelque chose qui n’aurait pas été possible aujourd’hui. 

« La participation à ce programme est certainement un engagement énorme pour les étudiants-athlètes », indique Hefford, qui détient un baccalauréat en éducation physique et santé de l’Université de Toronto. « Le programme est intense, l’horaire est chargé et il y a beaucoup de profondeur dans la ligue. » 

L’augmentation du temps et des ressources consacrés au sport a porté des fruits, et aujourd’hui, la qualité du hockey pratiqué au pays est bien meilleure, particulièrement au sein de SUO. 

« La profondeur des équipes est différente de mon époque, où chaque équipe n’avait que quelques trios solides. Les gens commencent à réaliser la qualité des programmes existants. » 

« Ce qu’il y a de bien à propos de SUO c’est que c’est une conférence très compétitive. Tout le monde bat tout le monde pendant la saison – que l’équipe soit classée première ou huitième, cela ne fait aucune différence – et cela donne lieu à des matchs de hockey enlevants. » 

À part le hockey de bonne qualité sur la glace, un autre aspect du rôle d’entraîneure qui plaît particulièrement à la septuple championne du monde est la possibilité de côtoyer les joueuses. Travailler avec des étudiantes modèles qui partagent la même détermination et la même passion pour le hockey est un plaisir pour elle. 

« Les filles de notre équipe sont très passionnées, mais sont aussi des jeunes femmes très intelligentes », explique l’entraîneure de 39 ans. « Elles s’amusent en jouant et elles aiment le sport, mais elles ont aussi de grands rêves sur le plan académique. »   

Ayant fait partie de l’équipe nationale pendant 17 ans, Hefford a eu l’occasion de jouer avec de grands entraîneurs. Ses anciens entraîneurs Karen Hughes, Melody Davidson et Dan Church sont ceux qui ont eu la plus grande influence sur elle, mais le fait de travailler aux côtés de son amie de longue date Vicky Sunohara à l’Université de Toronto a été sa meilleure expérience jusqu’ici.   

« J’ai vraiment beaucoup appris en observant Vicky, en voyant comment elle a grandi en en tant qu’entraîneure », explique Hefford. « Je suis très souvent impressionnée par ce qu’elle dit et par les décisions qu’elle prend. » 

Les Varsity Blues emploient un personnel entièrement féminin formé de Sunohara, de Hefford et de l’adjointe Safiya Muharuma. En septembre 2016, les Stingers de Concordia ont nommé leur personnel d’entraîneurs qui comprend les olympiennes Julie Chu, Caroline Ouellette et Lauriane Rougeau, qui ont un total combiné de neuf médailles olympiques. 

Toutefois, un personnel entièrement féminin est un fait rare au sein de SIC. Hefford ne voit pas ça comme un problème, et soutient que lorsqu’elle jouait, elle voulait avoir les meilleurs entraîneurs possible, quel que soit leur sexe. Toutefois, elle admet qu’il est formidable de voir ses anciennes coéquipières et compétitrices trouver leur place derrière le banc. 

« C’est merveilleux de voir de plus en plus de femmes qui ont tant donné au sport féminin revenir comme leaders », affirme-t-elle. 

Les Varsity Blues ont perdu le match, le but en question étant le but vainqueur. Toutefois, comme indiqué plus haut, Jayna Hefford ne perd pas souvent, et tant qu’elle est derrière le banc et qu’elle gravite autour du sport, Hefford est gagnante. 

« J’aime être dans un environnement où je peux avoir cette compétitivité », raconte Hefford. « Parfois, lorsqu’on se retire du sport, on n’a plus l’occasion de vivre ça. C’est formidable d’avoir cette possibilité. »

 
 
 

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